Lori Lewis, "Carmina Romanus" - L'Antre de Bloodwitch

mercredi 24 juin 2020

Lori Lewis, "Carmina Romanus"

Lori Lewis - Carmina Romanus
Lori Lewis - Carmina Romanus

Lori Lewis est un nom qui n'est absolument pas inconnu dès lors que l'on est fan de Therion. Originaire de Minneapolis, aux Etats-Unis, elle a fait partie intégrante du groupe, en live entre 2007 et 2011, et elle a en plus participé à l'enregistrement des albums "Sitra Ahra" (2010) "Les Fleurs du Mal" (2012) ainsi que le super-album en 4 CD "Beloved Antichrist" (2018), dans le rôle d'Helena.

Ce fut un déchirement pour ma part de la voir quitter Therion, mais un réel bonheur de pouvoir la réentendre sur l'album de 2018. Apprendre en tout début de cette année 2020 qu'un album solo allait sortir fut l'une des meilleures nouvelles de l'année pour moi.

Nous sommes ici face à un concept-album sorti en catimini le 11 mai 2020, qui n'est pas sans faire penser à certains albums de Therion, comme "Secret of the Runes" sorti en 2002. Sauf qu'ici, pour "Carmina Romanus" qui est le premier album solo de Lori Lewis, il ne s'agit pas des 9 mondes de la mythologie nordique, nous parlons système solaire avec ses 8 planètes ainsi que la lune. Chacun des titres de cet album, hormis le premier, "Sol Invictus", qui fait la part belle à notre étoile, le soleil, les autres évoquent l'une des planètes. Et dans l'ordre de la plus proche à la plus lointaine du soleil. Ne manque que Pluton à l'appel, celle-ci étant considérée depuis pas mal d'années comme une planète naine.

Dès les premières notes de "Sol Invictus", premier titre de "Carmina Romanus", on se rend immédiatement compte que l'on est en présence d'un album de Heavy à la Therion, avec un son de guitare électrique tranchant, puis l'arrivée relativement rapide des nappes de clavier afin d'alléger l'ensemble. Lori surprend dès les premières secondes du morceau, nous proposant une voix légèrement différente de ce que l'on a pu entendre d'elle chez Therion, mais facilement reconnaissable tout de même. Le refrain est l'occasion d'entendre quelques envolées lyriques dont on a bien l'habitude chez elle. Quel bonheur de l'entendre au premier plan !

Thomas Vickström, à la guitare acoustique en live entre 2007 et 2009 et au chant ainsi qu'à la flûte depuis 2009 chez Therion, a participé à l'enregistrement de "Mercury", le second titre. Une froideur se dégage de ce morceau, qui ne débute qu'avec la seule voix de Lori, mise ensuite en valeur avec l'arrivée des instruments. Thomas Vickström, pour sa part, se fait entendre en guise de choeur pour le refrain. On a pratiquement l'impression d'entendre du Therion ! Et quel refrain !

On enchaîne avec "Venus" et son introduction au piano. Venus étant la planète de l'amour par excellence, on imagine bien qu'ici, c'est ce sentiment qui va nous traverser en l'écoutant, et en effet c'est le cas. "Tellus", en hommage à notre bonne vieille Terre, démarre d'une manière plus brutale, mais toujours avec une nappe de clavier pour alléger l'ensemble. Il en ressort un bel effet musical, appuyé par le chant de Lori, posé aux bons moments. Le refrain est un véritable hymne à notre planète, très agréable à l'oreille.

"Mars" n'est clairement pas sans rappeler qu'il s'agit de la planète rouge, qui tire son nom du Dieu romain du même nom, le Dieu de la guerre. En effet, ici, on a un morceau clairement guerrier, et on ressentirait même une agressivité dans le chant de Lori qu'on ne lui connaissait pas jusque-là. C'est sans doute le morceau le plus surprenant de cet album ! Et forcément, quand c'est "Luna" qui suit, cela surprend d'autant plus, car l'ambiance n'est absolument pas la même. Ici, on assiste à une prestation d'un calme olympien, tant dans la musique que dans le chant, surtout durant les refrains qui sont d'une douceur inégalable, la voix de Lori fait d'ailleurs beaucoup penser à un chant de sirènes. Un solo de violon vient ponctuer la fin du morceau, comme pour lui ajouter une face presque tragique.

On suit avec "Jupiter" qui, comme le morceau qui honore la planète Mars, se veut relativement guerrière. En effet, Jupiter est le Dieu de la foudre et du tonnerre. Nous découvrons ici que la voix de Lori peut aussi partir dans les graves. L'ombre de la mort de "Saturne" prend la suite, avec une introduction des plus mystérieuse, presque dérangeante. Ce style de chant sied terriblement bien à Lori Lewis qui, tel un spectre, survole les instruments d'une manière joliment effrayante.

"Uranus", quant à lui, est un morceau qui change beaucoup par rapport aux autres, notamment à cause de son introduction qui ferait davantage penser au générique d'un film de science-fiction qu'à autre chose. Le morceau n'est pas pour autant dénué d'intérêt, mais clairement, il ne fait pas partie de mes favoris, c'est peut-être même celui que j'ai le moins apprécié malheureusement (il en faut bien un). A mon sens, ce serait l'extrait oubliable de cet album, et heureusement, c'est le seul. Il est trop différent des autres et ne s'accorde pas, selon moi, avec le reste des titres.

On clôture ce "Carmina Romanus" avec "Neptun", la dernière des planètes officielles de notre système solaire. Et c'est avec un morceau remarquable que l'on termine cet album, qui promet une conclusion parfaite dès son introduction en grande pompe au piano. S'ensuivent les plus belles envolées lyriques de tout l'album, les plus aiguës aussi. Ecoutez bien les refrains, qui se trouvent être uniquement composés de vocalises du plus bel effet.

Lori Lewis
Lori Lewis

Lori Lewis n'a pas encore eu l'occasion de pouvoir présenter cet album en live. Espérons que cela pourra se faire bientôt, car il en vaut vraiment la peine ! Quoi qu'il en soit, n'hésitez surtout pas à jeter une oreille sur ce "Carmina Romanus", vous n'en ressortirez pas déçu(e).

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