Jeu vidéo : Half-Life 2 - L'Antre de Bloodwitch

mercredi 27 novembre 2019

Jeu vidéo : Half-Life 2

La jaquette de Half-Life 2
Half-Life 2

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtreeee... ni les moins de 25 ans et même pas mal de moins de 30 ans, d'ailleurs. Et c'est là que je me rends compte à quel point ce temps passe vite...

Il y a environ 6 mois, je découvrais pour la toute première  fois, la suite d'un jeu que j'ai connu en 1999 (alors qu'il est sorti en décembre 1998). Je l'ignorais encore à cette époque, mais il s'agissait d'un jeu mythique, comme pas mal d'autres auxquels j'ai pu jouer sans savoir alors à quel point ils avaient fait LE jeu vidéo tel qu'on le connaît et apprécie aujourd'hui. Je reviendrai certainement sur certains d'entre eux à travers d'autres articles. Mais pour cette fois, je vais vous parler de Half-Life. Ce nom ne vous parlera peut-être pas si vous êtes jeune (ce bout de phrase me donne tellement l'impression d'être vieille tout à coup...), mais si je vous dis Counter-Strike, normalement vous commencez à saisir de quel domaine de jeu il s'agit. Parce que Counter-Strike, c'est un descendant direct de Half-Life puisqu'il en était un mod (gratuit) avant de devenir un jeu à part entière. Et pour ceux qui ne connaissent pas CS non plus, sachez que les Call of Duty en sont la suite logique en terme de gameplay.

La jaquette de Counter-Strike
Counter-Strike

Mais bref, revenons à nos moutons. Je parlais donc de la suite de Half-Life, la vraie, et non pas de Half-Life : Blue Shift. Et il s'agit de... Half-Life 2 ! Difficile à deviner, n'est-ce pas ? Alors oui, je sais, ce jeu date de 2004 et j'ai attendu 15 ans pour y toucher. On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Et il faut dire que graphiquement, même si la différence avec le premier est clairement palpable, on sent qu'il a quand même pris un coup de vieux depuis sa sortie. Mais alors par contre, quel plaisir de se replonger dans la peau du scientifique Gordon Freeman, deux décennies après la première fois ! Ça laisse une impression de retrouvailles intense, comme j'en ai rarement ressenti.

Pour ainsi dire, la dernière fois que j'ai eu cette sensation, c'était en tâtant Diablo 3, et c'était en 2012, soit 12 ans après la sortie de son prédécesseur, que j'ai tourné, retourné et même racheté pas moins de 3 fois en tout. Diablo 2, le premier jeu auquel j'ai joué en ligne. Car je n'avais pas Internet du temps de Half-Life premier du nom, du coup je n'ai pas pu connaître Counter-Strike lors de son apogée. Par contre, j'ai connu la première "suite" de Half-Life, à savoir Half-Life : Blue Shift, qui fut une véritable déception pour moi à cause de sa durée de vie quasi inexistante. Pour dire, j'ai terminé le jeu le jour-même où je l'ai eu. Je trouvais le concept très sympa, et aujourd'hui encore je le dis toujours sans sourciller d'un poil, car s'il s'agit bien de la même histoire que son prédécesseur, on y incarne un autre personnage que notre Freeman, à savoir l'agent de sécurité Kaloun, dans sa quête de trouver de l'aide après la réaction en chaînes provoquée entre autres par Freeman himself. Une super idée ! Mais gâchée par un temps de jeu si court... Je l'ai fini en à peine trois heures, les gens ! Petite parenthèse pour dire qu'en faisant quelques recherches au sujet de cet épisode anecdotique (et pourtant si bien !) afin de voir si les autres joueurs ont ressenti la même chose que moi (et c'est le cas), je découvre qu'un autre épisode en stand-alone, gratuit celui-là et se nommant Half-Life : Azure Sheep, permet également d'incarner un agent de la sécurité, dans une aventure plus longue et plus fournie. Ce sera à tester du coup.

La jaquette de Half-Life : Blue Shift
Half-Life : Blue Shift

Mais encore une fois, ce n'est pas le sujet de cet article, donc revenons à Half-Life 2, et surtout au truc qui m'aura réellement choquée au final. Eh non ce n'est pas sa durée de vie (plutôt confortable en fait, sans pour autant égaler celle du 1 à priori -> j'en suis actuellement à 12% des succès sur Steam en 3 heures - et à ce propos, saviez-vous que Steam appartient justement à Valve, développeur de la saga Half-Life ?), c'est sa difficulté. On y retrouve en effet à ma grande surprise, et malgré sa linéarité (pour cause de jeu-couloir), les concepts puzzlesques du premier volet. Chose que les FPS d'aujourd'hui ont nettement mis de côté, pour ne pas dire qu'ils ont été carrément supprimés (qu'il était bon, ce temps où, en plus de descendre tout le monde, on devait chercher son chemin pour trouver la sortie !). De même, il n'y a ici absolument aucune cinématique, si ce n'est celle qui sert d'introduction, et qui ne dure que quelques secondes, juste le temps de réaliser que l'on incarne à nouveau notre chercheur préféré. Ce qui rend l'ensemble extrêmement immersif, forcément, car même lorsque des protagonistes X ou Y vous parlent, vous pouvez bouger en même temps (même qu'ils vous suivent des yeux !), voire leur fausser compagnie parfois (coucou la d'moiselle accrochée à la grille qui attend son mari  en racontant sa life à qui veut l'entendre, sur le quai en arrivant à City 17 !).

Il n'y a pas non plus de mission à proprement parler, ni d'arbre de compétences, ni même d'inventaire (si ce n'est une liste lambda des armes emblématiques du premier Half-Life, que l'on ne peut même pas modifier). Et en plus, le mythique Gordon Freeman est atteint de mutisme. Et en plus du plus, on subit régulièrement des temps de chargement qui cassent l'immersion, qui est heureusement d'un très bon niveau en dehors de ça. Mais ces temps permettent surtout d'effectuer une sauvegarde automatique, que l'on est bien heureux de pouvoir charger en cas de pépin. Et du coup, vous vous demandez sûrement ce qu'il y a de bien dans ce jeu qui soit suffisamment digne d'intérêt pour avoir envie de le tester. Eh bien c'est très simple : outre (re)plonger dans un univers emblématique du jeu vidéo, c'est surtout le fait de résoudre les différents casse-tête pour pouvoir avancer, et essayer de survivre aux assauts de la Milice, qui est digne d'intérêt. Parce que forcément, un FPS sans ennemis, ce n'est pas un FPS. Et là, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y en a un sacré paquet, et ils sont partout, même dans les caisses que vous allez détruire avec votre pied de biche ! Et si par mégarde vous en oubliez un, lui ne vous oubliera pas, et il vous poursuivra jusqu'à ce que mort s'en suive ! Mieux vaut que ce soit la sienne plutôt que la vôtre... Cela dit, il vous arrivera forcément de mourir, plusieurs fois même, soit parce que vous n'aurez pas repéré à temps celui qui vous plombe de balles, soit parce que vous aurez marché là où il ne fallait pas. Mais ne faites pas l'affront à cette licence de jouer en novice, hein... 

Jaquette de Half-Life 2 : Episode One
Half-Life 2 : Episode One

Je n'ai à ce jour pas encore terminé Half-Life 2, mais une fois que j'en aurai fini avec lui, je compte bien continuer l'aventure avec Half-Life 2 : Episode One, puis Half-Life 2 : Episode Two. Et entre-temps, découvrir ce qu'il en est de Half-Life Azure Sheep dont je parlais plus haut. Ainsi que Half-Life : Opposing Force, l'extension du premier sur lequel je n'ai toujours pas mis les pattounes non plus malgré son grand âge, et dans lequel il s'agit d'incarner un soldat à la poursuite de Freeman, dans une aventure exactement similaire au premier (dans la même veine que Half-Life : Blue Shift en fait). En attendant la possible sortie d'un Half-Life 3, dont la rumeur parle, mais dont on ne voit pas encore l'ombre (si ce n'est dans la database de Steam, et on sait que pratiquement tous les jeux qui s'y sont retrouvés ont fini par sortir !). Au vu du développement chaotique qu'a subi le 2, attendu comme le messie à l'époque, on peut encore attendre pour un 3. Quoi que Erik Wolpaw, le scénariste de Half-Life 2, a fait son retour chez Valve au début de cette année, après avoir quitté l'équipe en février 2017. Un petit espoir semble permis, donc.

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