Europica, "Part One" - L'Antre de Bloodwitch

lundi 21 janvier 2019

Europica, "Part One"

Pochette de Europica - Part One
Europica - Part One


Vous voulez la recette Europica ? C'est très, très simple ! Tout d'abord, vous prenez János Petrás, chanteur et bassiste de Kárpátia, célèbre groupe Hongrois particulièrement prolifique (pas moins d'un album par an, quand même). Vous lui donnez sa basse. Vous ajoutez quelques musiciens, à savoir Attila Bankó (de Kárpátia) pour la batterie, Zsolt Szijártó et Zoltán Bäck pour les guitares, Gábor Galántai pour le clavier, Piroska Holán-Egedy pour le violoncelle et Beáta Garamvölgyi-Bene pour la flûte. Puis vous prenez Blaze Bayley (Iron Maiden), Fabio Lione (Rhapsody of Fire, Angra, Kamelot), Ralph Scheepers (Gamma Ray, Primal Fear), Tim Ripper Owens (Judas Priest, Iced Earth) et Tomek Horytnica (Horytnica).

Ensuite, le principe musical ? Reprendre 10 des morceaux les plus nationalistes de Kárpátia, en traduire les paroles en anglais, et vous obtenez l'album "Part One" d'Europica. Les morceaux les plus surprenants sont sans aucun doute "The Patriot" et "Unsounded Crosses", chantés par Tim Ripper Owens, tant sa voix dénote avec celle que l'on connaît de János Petrás lorsqu'il chante ces morceaux avec Kárpátia. Mais je ne puis citer ces extraits sans parler en même temps de ceux chantés par Fabio Lione, et qui sont "This Land" et Shaman's", car ils étonnent tout autant. Clairement, on n'a pas du tout l'impression d'écouter du Kárpátia, le changement de chant donnant une toute autre dimension aux morceaux. Du côté de Ralph Scheepers, qui reprend "Silently" et "We'll never" avec la douceur de voix que l'on connaît de lui, ses reprises sont très sympas.

Mais, pour ma part, les meilleurs morceaux de cet album sont les deux restants : "Frontier-Guard" et "One of your Crowd". Ils sont tous deux interprétés par le moins connu de tous les invités d'Europica, à savoir Tomek Horytnica, leader du groupe de Heavy patriotique Horytnica, formation Polonaise à la tête de 4 albums à ce jour. Son chant a l'avantage de rappeler celui de János Petrás lui-même, légèrement moins grave, mais tout aussi puissante pour ce qui est de transmettre cette fibre patriotique magyare si importante à Kárpátia (rappelons que le groupe se bat pour retrouver ce que la Hongrie a perdu suite à la première guerre mondiale et la signature du traité de Trianon en 1920).

Pour finir, cet album, premier d'Europica qui n'en a certainement pas terminé au vu de son titre, est à conseiller pour tout fan de Kárpátia, mais aussi ceux des groupes dont les différents interprètes sont issus.

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