Liv Kristine, "Deus Ex Machina" - L'Antre de Bloodwitch

jeudi 7 février 2019

Liv Kristine, "Deus Ex Machina"

Pochette de Liv Kristine - Deus Ex Machina
Liv Kristine - Deus Ex Machina

Liv Kristine a sorti son premier album solo en 1998, masterisé par son mari d'alors, Alexander Krull, leader du groupe Atrocity (vous savez, le chevelu que toutes les filles jalousent :p ). Pour cet album, elle n'a co-écrit que deux des morceaux, à savoir l'éponyme, et "In The Heart of Juliet". Mais le morceau principal est "3 A.M.", qui est un duo avec le leader du groupe PARADISE LOST, Nick Holmes.

L'album débute par "Requiem", une petite intro d'une minute, très douce et emplie de vocalises de Liv, sur fond de claviers. On retrouvera cette même ambiance apaisante pour le dernier morceau, "Outro". Dès le second morceau, l'éponyme, l'ambiance posée par l'introduction se confirme. C'est la pièce maîtresse de cet album. Beaucoup de claviers, mettant nettement en valeur la si jolie voix de Liv, reconnaissable entre mille. Il ne fait ici absolument plus aucun doute : Liv s'éloigne très clairement du Metal qui l'a fait connaître (elle s'est en effet fait un nom au sein du groupe Theatre of Tragedy). Ici, pas de guitares électriques (sauf pour "3 A.M." mais je vais revenir dessus), pas de violence, tout est dans le minimalisme, et pour le coup l'émotion. Cet album tout entier est une véritable berceuse pour les oreilles, très agréable par ailleurs.

"In The Heart of Juliet", troisième morceau, est dans la même lignée que les deux précédents. "3 A.M.", qui suit, marque le tournant de cet album. Il en a d'ailleurs été le single en 1999. "Waves of Green" est personnellement la chanson que je préfère sur cet album. Elle est celle qui met le plus en valeur le timbre de voix de Liv, qui nous offre ici des envolées vocales dignes d'un ange dont elle seule a le secret. J'aurais bien un mot pour qualifier ce morceau : onirique. Le suivant, "Take Good Care", n'est d'ailleurs pas mal non plus à ce niveau, bien que contenant un peu plus de peps, nous gardons la fraîcheur de tout ce qui a été écouté jusqu'ici. S'en suit "Huldra", que Liv nous propose dans sa langue maternelle. L'ambiance change du tout au tout, c'est presque un sentiment de malaise qui s'empare de l'auditeur à son écoute, ponctué notamment par les vocalises de Liv en fond sonore tandis qu'elle nous livre ses paroles, non chantées, mais parlées. Parlées sur un ton de conteuse d'histoire à faire peur le soir dans notre lit. Les paroles vont bien pour cela en tout cas. Et le morceau suivant est exactement dans la même lignée, dans la même langue, ajoutant des choeurs d'église masculins et féminins en plus.

Avec "Good Vibes, Bad Vibes", on retourne à l'ambiance enchanteresse de tout le début de l'album. Sans transition. C'est peut-être ce qui pourrait donner un sentiment d'inconstance à l'ensemble que représente "Deus Ex Machina". Cela dit, les fans de musique Gothique pure devraient jeter une oreille attentive à cet album, passé complètement inaperçu à l'époque de sa sortie. 

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