Bloodwitch Luz Oscuria, "L'Ombre du souvenir", extrait n°2 - L'Antre de Bloodwitch

dimanche 17 novembre 2019

Bloodwitch Luz Oscuria, "L'Ombre du souvenir", extrait n°2

Couverture de "L'Ombre du souvenir", de Bloodwitch Luz Oscuria
"L'Ombre du souvenir", de Bloodwitch Luz Oscuria
     Oui, j’aimerais savoir ce que ça fait d’avoir une femme auprès de soi. Pouvoir me rappeler ce que j’ai pu vivre avec cette Catherine dont on m’a parlé à l’hôpital. Et surtout, être au fait de comment elle est, physiquement, mentalement. Pour l’heure, je ne peux en savoir plus, je suis beaucoup trop loin de Paris pour espérer en retrouver une trace. Et mon déménagement qui se profile ici, à Toulouse, m’y aidera encore moins.
     Pour le moment, il va falloir que j’occupe ma matinée, et que je repère un endroit pour manger ce midi. Je décide de faire comme la veille, aller où mes pieds accepteront de m’emmener, sans me poser de questions quant à ma destination. Pourvu que je ne m’éloigne pas trop de la gare. Cela dit, j’ai du temps à tuer devant moi, et j’en profite du coup pour découvrir les enseignes du coin. Cette ville paraît agréable à vivre, les gens sont plutôt avenants en général. Si, bien sûr, j’oublie ma mésaventure à l’hôtel. Un vrai mauvais choix que j’ai fait là, hier soir. Je me doutais que je le regretterais, mais je n’avais pas le cœur à chercher encore un lieu pour passer la nuit.
     Je m’arrête dans une boulangerie afin d’acheter un croissant. Je ne prendrai pas de café ce matin, je crains que ça ne me mette davantage encore sur les nerfs que je ne le suis déjà, à cause de la désastreuse nuit que je viens de passer. La boulangère est particulièrement souriante par ailleurs, ce qui est appréciable pour moi qui découvre les gens d’ici.
     Le reste de la matinée, je l’occupe à traverser les petites rues et les immenses avenues, ouvrant grand les yeux pour ne pas perdre une miette du spectacle qui s’offre à moi. Toulouse n’est pas une ville fondamentalement différente de Paris, seuls les gens paraissent autrement à mes yeux.
     Quand arrive enfin l’heure du déjeuner, je me rapproche de la gare, que j’ai su repérer à force de me promener. Je décide de manger un truc sur le pouce au sein même de l’endroit, afin d’être certain de ne pas rater mon train. Mylène a vraiment été adorable de penser à mon besoin de m’imprégner des lieux. Elle a dû se souvenir de ma réaction quand elle m’a fait visiter mon studio à Saint-Germain. Il m’a fallu un temps d’adaptation avant que je ne lui dise que j’y serai bien. Selon ce qu’elle m’en a dit, j’avais été fidèle à la façon d’être que j’avais avant mon agression.
     Ce soir, en rentrant chez moi, je serai dans l’obligation de rassembler le maximum de mes affaires. Mylène a prévu de passer me prendre dès demain matin pour que nous n’arrivions pas trop tard à Toulouse le soir. Ca va être une sacrée épopée, d’autant plus qu’il me faudra ensuite partir à la recherche d’un nouveau logement. Mais je suis heureux d’avoir l’opportunité de travailler dès lundi. Voilà des mois que je m’efforçais désespérément à trouver quelqu’un qui accepterait de me donner ma chance, et je l’ai enfin déniché en la personne de Stéphanie.

* "L'Ombre du souvenir", disponible depuis le 1er décembre 2019, à retrouver sur les liens suivants : 
L'Antre 
Amazon
La Fnac
TheBookEdition 

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