Jonathan Davis, "Black Labyrinth" - L'Antre de Bloodwitch

mercredi 8 août 2018

Jonathan Davis, "Black Labyrinth"

Pochette de Jonathan Davis - Black Labyrinth
Jonathan Davis - Black Labyrinth


Inutile de présenter Jonathan Davis, LE précurseur du Néo Metal... Il nous a sorti ce premier album solo l'année dernière, le 25 mai 2018 précisément, sur lequel il travaillait depuis pas moins de 11 ans. Nommé "Black Labyrinth", il n'y a pas vraiment de comparaison à faire avec ce que l'artiste a l'habitude de nous proposer avec KoRn, on en est ici en effet à mille lieux. Et c'est justement l'occasion pour Jonathan Davis de nous montrer l'étendue de sa palette vocale, que l'on sait déjà très large depuis longtemps. Musicalement, les sonorités sont très diverses et variées au travers des différents morceaux. Et l'ensemble de ces 13 titres tient de plus très bien la route !

L'album débute sur "Underneath my Skin", une bonne entrée en matière avec un refrain d'une belle efficacité, qui nous fait comprendre dès les premières secondes que l'on ne perdra pas notre temps en écoutant la suite. On enchaîne ensuite sur "Final Days", un titre sur lequel j'ai personnellement beaucoup accroché dès ma première écoute. "Everyone" et "Happiness" ont moins marqué mon esprit, même si ces deux morceaux ne sont tout de même pas à jeter. Mention spéciale pour les 5 titres qui suivent, de "Your God" à "Medicate" inclus, qui restent pour moi les meilleurs de cet album, notamment "Walk on By" et son refrain diablement accrocheur que l'on n'aura strictement aucun mal à retenir, et "Basic Needs", qui n'est autre que la pièce maîtresse de cet album, mais aussi son titre le plus long. "What you Believe" est également un titre très intéressant sur lequel je reviendrai avec grand plaisir.

On a donc ici un album réellement digne d'intérêt, sur lequel on sent que Jonathan Davis a pris le soin de faire une bonne finalisation, tout en n'omettant pas d'y distiller une belle dimension expérimentale qui était voulue de sa part, afin de s'éloigner notamment du son de KoRn. Au final, on a ici une richesse insoupçonnée au travers des 13 morceaux que compte cet album, qui demandera forcément plusieurs écoutes afin d'en saisir toutes les nuances. Depuis le temps que Davis travaillait cette galette, c'était le moins que l'on puisse en espérer. Bien joué !

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