Steven Wright, l'Etrangleur du Suffolk - L'Antre de Bloodwitch

samedi 10 octobre 2015

Steven Wright, l'Etrangleur du Suffolk

Photo de Steven Wright, l'Etrangleur du Suffolk
Steven Wright, l'Etrangleur du Suffolk

Vous connaissez sans aucun doute l'histoire de Jack l'Eventreur, au moins son nom et les grandes lignes : ce meurtrier dont on n'a jamais su l'identité, et qui se plaisait à éventrer des prostituées dans le quartier de Whitechapel en Angleterre, en 1888. Il a malheureusement inspiré au moins une autre personne dans les années 2000, un homme vivant en Angleterre également, plus précisément à Ipswich, et qui fut rapidement surnommé "l'Etrangleur du Suffolk". C'est l'histoire de cet homme que je vais vous raconter dans cet article.

Steven Wright de son vrai nom, né en 1958 dans un village du Norfolk, vécut une petite enfance de voyages avec ses parents, dû au métier de son père qui était policier militaire. Ses parents se séparèrent alors que Steven avait 6 ans, et 10 ans plus tard il quitta l'école afin de rentrer dans la marine marchande. Il fut marié de 1978 à 1987 et pendant ces années-là, il passa d'un métier à un autre, tantôt steward, tantôt barman, puis chauffeur. Et c'est alors qu'il travaillait sur le bateau Queen Elizabeth II qu'il fut accusé d'agression par une femme, seulement il ne fut jamais inquiété par faute de preuves.

Après un second mariage raté en 1987 et qui dura à peine un an, il vécut en union libre avec une troisième femme, de 1989 à 1993, d'où naquit une petite fille en 1992. Durant ces années-là, il devint propriétaire d'un pub à Norwich, et développa une addiction à l'alcool et aux jeux, au point de l'endetter gravement. De plus, deux des fidèles clientes de son pub disparurent en 1992 et 2002, sans que leur corps ne soit jamais retrouvé. Tout accusait Wright, mais il n'y avait pas davantage de preuves que l'agression dont il fut accusé auparavant. Il tenta de se suicider par deux fois après la séparation d'avec sa dernière compagne, en 1995 et 2000.


Photo des 5 victimes d'Ipswich
Les victimes d'Ipswich : Gemma Adams, Tania Nicol et Anneli Alderton en haut, Paula Clennel et Annette Nicholls en bas

A présent, passons aux crimes :

* Le 2 décembre 2006, on découvrit dans un ruisseau aux abords de Hintlesham, le corps dénudé de Gemma Rose Adams, 25 ans. Elle avait disparu depuis le 15 novembre.

* Le 8 décembre, c'est celui de Tania Nicol, 19 ans, qui fut retrouvé dans un ruisseau à Copdock Mill. Elle avait disparu depuis le 30 octobre.

* Le 10 décembre, le corps dénudé d'Anneli Sarah Alderton, 20 ans et enceinte de 3 mois, fut découvert aux abords d'une route à Nacton. Elle avait disparu le 3 décembre.

* Le 12 décembre, Annette Nicholls, 29 ans et disparue depuis le 8 décembre, et Paula Clennel, 24 ans et disparue depuis le 10 décembre, furent découvertes au même endroit que la précédente victime.

Les 5 victimes se connaissaient, étaient toxicomanes, et se prostituaient au sein de ce qui est nommé le "Quartier Rouge" à Ipswich afin de se payer leur drogue. Et toutes furent étouffées.

La police du Suffolk lança l'opération "Sumac" dès le lendemain afin de retrouver le meurtrier, et demanda l'aide de Scotland Yard afin d'épauler les quelques 300 policiers impliqués dans les recherches. Le 15 décembre, ce nombre passa à 650, et les appels téléphoniques reçus par les services de police se multiplièrent grandement. Un premier homme fut arrêté le 18 décembre puis remis en liberté, et Steven Wright le lendemain. Wright ayant déjà été condamné pour vol quelques années plus tôt, son ADN était donc dans les fichiers, et put ainsi être comparé avec celui retrouvé sur les deux derniers corps retrouvés. Il correspondait.

C'est le 16 janvier 2008 que s'ouvrit son procès, durant lequel il plaida non coupable. Malheureusement, l'ADN retrouvé sur les deux derniers corps étant le sien, et les fibres retrouvées sur les autres lui correspondant également, il fut déclaré coupable le 21 février et condamné à la réclusion à perpétuité. Le juge chargé de cette affaire estimant que les meurtres avaient été "substantiellement prémédités et planifiés", celui-ci recommanda une impossibilité de libération conditionnelle. Wright fit appel de sa condamnation par deux fois sans que ceux-ci ne changent la donne. Il annonça vouloir effectuer un troisième appel en 2012, mais il n'y eut pas de suite. Il n'expliqua jamais les raisons de ses crimes, et bien qu'il admit avoir fréquenté des prostituées pendant près de 20 ans, jamais il ne reconnut avoir commis les meurtres.

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